L’ancienne sénatrice et actrice politique Francine Muyumba a dénoncé publiquement les pratiques de la Direction Générale de Migration (DGM), l’accusant de semer la terreur dans les aéroports Congolais et de violer les droits des citoyens.
Dans une déclaration sans équivoque, elle a révélé que les passeports diplomatiques de ses enfants, âgés de moins de quatre ans, ainsi que celui de son époux, sont confisqués par la DGM à l’aéroport de Ndjili depuis plus de trois mois. Elle a également fait savoir que sa propre demande de renouvellement de son passeport diplomatique est bloquée depuis plus d’un an, en violation des lois en vigueur.
Francine Muyumba rappelle que les anciens parlementaires et leurs familles ont droit à un passeport diplomatique à vie. De plus, elle insiste sur sa qualité d’ambassadrice, qui lui confère également ce privilège.
« Ces abus prendront sûrement fin, car le Congo est un bien commun », affirme-t-elle avec fermeté.
Une nouvelle affaire qui alimente la controverse
Cette déclaration intervient quelques heures seulement après un autre incident impliquant la DGM. À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le passeport de l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), a été confisqué par les services de migration, suscitant une vague d’indignation.
Cette succession de cas remet en question les pratiques de la DGM, souvent critiquées pour leur opacité et leur arbitraire. Alors que la pression monte, ces incidents pourraient contraindre les autorités à clarifier leur politique en matière de gestion des documents de voyage et de respect des droits fondamentaux.
Diddy MASTAKI