La tension politique en République Démocratique du Congo (RDC) prend un tournant décisif avec le retrait de l’Alliance des Démocrates (AD) de l’Union Sacrée de la Nation du président Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration officielle, Joseph Stéphane Mukumadi, Président de l'AD, a annoncé la décision après une réflexion interne au sein du bureau politique de sa formation. Selon lui, le retrait vise à préserver les valeurs et principes démocratiques qui sont au cœur du combat politique de l’AD.
« Notre combat politique ne s'accommode plus avec les idéaux véhiculés au sein de cette plate-forme », a affirmé Mukumadi, soulignant que « le salut du peuple doit être la loi suprême des dirigeants et non les intérêts partisans ».
Ce retrait intervient dans un contexte politique de plus en plus tendu, où les divergences au sein de l'Union Sacrée de la Nation semblent se multiplier. L'AD, après avoir longtemps soutenu l'alignement politique avec le Président Tshisekedi, estime désormais que les valeurs fondamentales de démocratie et de service au peuple sont compromises par des intérêts « partisans » au sein de cette plateforme.
L'AD, formation politique influente, compte désormais redéfinir ses priorités et son approche politique en dehors de l'Union Sacrée de la Nation. Ce départ pourrait avoir des répercussions sur la dynamique de l'Union Sacrée, déjà secouée par les tensions internes et les pressions politiques venant de différents partis membres.
Cette rupture marque un tournant dans la politique Congolaise, avec l'AD qui choisit de se positionner en dehors de la coalition présidentielle, appelant à un renouvellement des priorités pour un gouvernement plus démocratique et réformateur.
Le retrait de l’AD renforce les interrogations sur l’avenir de l’Union Sacrée de la Nation et pourrait influer sur les équilibres politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.
Diddy MASTAKI