Lors d'une rencontre à Bruxelles avec le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, la Présidente du Conseil de l'Union Européenne et Première Ministre Estonienne, Kaja Kallas, a exprimé son inquiétude quant à la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a réaffirmé que le M23 et son supposé soutien Rwandais doivent respecter l’intégrité territoriale de la RDC, cesser leurs avancées et se retirer des territoires occupés.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), Kallas a souligné l’urgence d’un retour au dialogue entre Kinshasa et Kigali dans le cadre des mécanismes de paix régionaux.
La province du Nord-Kivu est le théâtre d’une recrudescence des violences. Les combats opposant les Forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23 ont provoqué des déplacements massifs de populations et accentué la crise humanitaire.
Le gouvernement Congolais accuse le Rwanda de soutenir le M23, des allégations corroborées par plusieurs rapports de l’ONU. Kigali rejette ces accusations et affirme, de son côté, que Kinshasa collabore avec les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hostile au régime Rwandais.
Malgré les efforts diplomatiques entrepris dans le cadre des processus de paix de Naïrobi et de Luanda, la tension entre les deux pays reste vive, et les solutions durables peinent à émerger.
L’appel de Kaja Kallas rejoint ceux de plusieurs acteurs internationaux, notamment l’ONU, l’Union Européenne et les États-Unis d'Amérique, qui exhortent les parties en conflit à privilégier la diplomatie.
Alors que les combats se poursuivent et que les civils continuent de fuir, une question demeure : la communauté internationale ira-t-elle au-delà des déclarations et prendra-t-elle des mesures concrètes pour faire pression sur les protagonistes ?
Diddy MASTAKI