Alors que la République d'Angola annonce pour le 18 mars 2025 à Luanda, le début des négociations entre le Gouvernement de Kinshasa et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, le cas de l'opposition suit à la loupe l'évolution de la situation socio-politique en RDC.
Depuis Washington, aux États-Unis d'Amérique où il est en exile, l'opposant Moïse Katumbi regrette de voir que les recommandations émises par son parti politique depuis 2022, alors que les rebelles occupaient seulement Bunagana au Nord-Kivu n'avaient pas étés considéré par Kinshasa.
Dans un communiqué dont une copie a été consultée par la rédaction de Congorassure.cd, Moïse Katumbi, salue les démarches du Président Angolais João Lourenço, qui veut voir le processus de Luanda être respectés par les deux côtés.
« Le 08 novembre 2022, par un communiqué officiel, nous avions souligné la nécessité pour la République Démocratique du Congo de s'appuyer sur l'Angola, un partenaire fidèle, constant et impartial, afin d'accompagner la nation Congolaise dans la recherche d'une solution de paix. A cette époque, nous avions appelé toutes les parties prenantes au conflit à s'engager pleinement dans le processus de Luanda pour parvenir à une paix durable. Si nos recommandations avaient été prises en compte, bien des souffrances auraient pu être évitées au peuple Congolais. Aujourd'hui, nous rendons un hommage appuyé à la persévérance et à l'abnégation exemplaires de Son Excellence Monsieur le Président João Lourenço, Président en exercice de l'Union Africaine. Grâce à ses efforts inlassables, une avancée décisive vers une solution de paix se profile à L'horizon », indique ledit document.
Cependant, le camp Moïse Katumbi salue les efforts des prélats religieux qui se sont mobilisés pour trouver des solutions à la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe la République.
« Nous exprimons également notre profonde gratitude aux Chefs d'État et de gouvernement de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC), ainsi qu'aux responsables de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l'Église du Christ au Congo (ECC), pour leur engagement en faveur d'une résolution pacifique, viable et définitive à la crise qui ébranle l'Est de notre pays. Nous prenons acte des appels à l'ouverture d'un dialogue inclusif réunissant les autorités de Kinshasa, les forces d'opposition armée et non armée, ainsi que la société civile congolaise. Ce moment revêt une portée historique : il offre aux Congolais une opportunité unique de s'attaquer aux causes profondes de la crise actuelle, plutôt que de se résigner à en gérer perpétuellement les conséquences sécuritaires », poursuit ce communiqué
Et de chuter : « Nous affirmons avec conviction que seul un dialogue sincère, transparent et véritablement inclusif peut mettre un terme définitif à la guerre. Nous rejetons fermement toute tentative de manoeuvres politiques ou d'accords partiels qui ne conduiraient qu'à des paix illusoires, fragiles et éphémères, incapables d'assurer une stabilité durable pour notre pays et notre peuple. Dès ce jour, nous nous déclarons pleinement disposés à prendre une part active à un dialogue inclusif, sincère et constructif, sous L'égide des médiateurs régionaux issus de I'EAC et de la SADC, ainsi que des instances nationales que sont la CENCO et l'ECC. Notre ambition est d'œuvrer à l'élaboration de solutions concrètes, efficaces et durables, au service de l'intérêt suprême de notre nation et de notre peuple ».
La crise sécuritaire et humanitaire demeure chaos au Nord-Kivu et au Sud-Kivu pour l'instant, les appels au cessez-le-feu ne sont toujours pas respectés par les deux côtés, les populations en payent les conséquences.
David A.