Face à la persistance de l’exploitation illégale des ressources minières en République Démocratique du Congo, le gouvernement entend renforcer son dispositif de contrôle sur le terrain. Le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et des affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a annoncé, jeudi 28 mai 2026, le déploiement imminent d’équipes d’experts chargées de vérifier la légalité des opérations minières et d’en évaluer les impacts environnementaux.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion stratégique de la commission nationale de lutte contre la fraude minière, présidée par le ministre de l’Intérieur. Plusieurs membres du gouvernement et responsables sécuritaires y ont pris part, notamment le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, le ministre des Mines, Louis Watum, ainsi qu’un représentant du ministère de la Défense et divers experts sectoriels.
Selon les autorités Congolaises, cette rencontre visait à évaluer les actions déjà engagées pour mettre fin aux exploitations illicites, accusées de priver l’État et les communautés locales des retombées économiques du secteur extractif, tout en accentuant la dégradation de l’environnement dans plusieurs zones minières.
Au terme des échanges, plusieurs mesures ont été arrêtées. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer la sécurisation des sites miniers, d’encadrer progressivement et de manière stricte l’occupation de certains sites par des militaires, ainsi que d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de fraude minière.
À travers cette coordination interministérielle, les autorités affirment vouloir rétablir un contrôle plus rigoureux du secteur extractif et garantir que l’exploitation des ressources naturelles bénéficie effectivement à la population Congolaise.
Gloire Malumba