Le Président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a officiellement ouvert ce mardi 16 juin les travaux de la deuxième édition des Journées scientifiques de Kinshasa, organisées autour du thème : « L’accroissement des recettes de l’État : innovations, stratégies et résultats ».
Initiée dans le cadre des réflexions menées par la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, cette rencontre réunit parlementaires, membres du gouvernement, experts, régies financières, opérateurs économiques et représentants de la société civile pour réfléchir aux mécanismes susceptibles de renforcer durablement les finances publiques de la République Démocratique du Congo.
Dans son mot introductif, le manager et initiateur des Journées scientifiques de Kinshasa, Toussaint Mika, a appelé les participants à transformer les réflexions en actions concrètes afin de renforcer la capacité de l’État à mobiliser davantage de ressources internes.
De son côté, le Speaker de la Chambre basse, dans son allocution d’ouverture, a rappelé que la mobilisation des recettes publiques demeure un enjeu majeur pour le développement du pays.
« Aucun État ne peut financer ses infrastructures, renforcer son système éducatif, améliorer son offre de soins de santé ou garantir la sécurité de sa population sans disposer de ressources suffisantes et durablement mobilisées », a-t-il déclaré.
Aimé Boji Sangara a salué les progrès enregistrés ces dernières années sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, soulignant que les recettes publiques sont passées d’environ 4 à près de 20 milliards de dollars Américains, tandis que la pression fiscale est passée de 7 % à 12,5 %. Il a toutefois reconnu que plusieurs défis persistent, notamment l’insécurité dans certaines régions du pays, la prédominance du secteur informel, ainsi que la fraude et l’évasion fiscales.
Toutefois, pour Aimé Boji, le succès des réformes repose également sur une relation de confiance entre l’administration et les contribuables.
« Le contribuable ne doit pas être perçu uniquement comme une source de recettes. Il est avant tout un partenaire du développement », a-t-il insisté.
Les échanges portent notamment sur l’optimisation des recettes publiques, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, ainsi que la modernisation et la digitalisation des administrations financières.
À l’issue des travaux, qui vont se dérouler durant trois jours, les participants, réunis au sein de divers panels, produiront des recommandations concrètes visant à améliorer la gouvernance des finances publiques et à renforcer la souveraineté économique de la RDC.
Rédaction