Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a annoncé ce mardi 16 juin 2026 l'organisation d'une marche de grande ampleur le 08 juillet prochain à travers toute la République Démocratique du Congo. Cette mobilisation vise, selon lui, à réclamer la démission du président Félix Tshisekedi.
S'exprimant quelques jours après la manifestation du 12 juin, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Kinshasa, l'opposant a accusé le chef de l'État de violer la Constitution et de mettre en péril l'unité du pays.
« Tshisekedi a trahi le serment de la Constitution qu'il avait fait. L'article 74, comme nous le disons. Il l'a trahi. Il n'a plus d'importance », a déclaré Martin Fayulu devant ses partisans.
Le leader de l'ECiDé a indiqué que plusieurs actions politiques sont prévues dans les prochaines semaines, mais que la plus importante se déroulera le 08 juillet.
« Nous avons beaucoup d'activités dans les jours qui viennent. Mais celle d'une grande envergure aura lieu le 08 juillet, pas seulement à Kinshasa, mais partout au Congo, dans toutes les provinces », a-t-il affirmé.
Selon lui, les manifestants convergeront vers le Palais de la Nation afin d'exiger le départ du président de la République.
« Le 08 juillet, on fera une marche et on chutera au Palais de la Nation pour demander la démission de Monsieur Tshisekedi », a-t-il ajouté.
Dans son intervention, l'opposant a développé plusieurs griefs contre le pouvoir en place. Il accuse notamment le chef de l'État d'avoir manqué à son serment constitutionnel et de vouloir modifier l'ordre institutionnel du pays.
« Tout d'abord, il a trahi le serment. Deuxièmement, il veut diviser notre pays, donner l'Est du pays aux Rwandais. Troisièmement, il s'est rebellé contre la Constitution sur laquelle il avait prêté serment », a déclaré Martin Fayulu.
Le président de l'ECiDé a également présenté cette mobilisation comme une action destinée à défendre l'intégrité territoriale et l'unité de la RDC.
« Nous voulons montrer que ce pays nous appartient. Nous voulons montrer que le Congo restera un, comme Kimbangu, Kasavubu, Lumumba et tous nos aïeux l'ont laissé », a-t-il soutenu.
Cette nouvelle initiative intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle, alors que l'opposition multiplie les actions contre ce qu'elle considère comme une tentative de remise en cause de l'ordre constitutionnel.
Diddy Mastaki