À l'ouverture de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale, le Rapporteur, le Professeur Jacques Djoli Eseng'Ekeli, a donné lecture des deux correspondances de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ayant conduit à la convocation des députés nationaux.
Dans sa première lettre, datée du 19 juin 2026, la Cheffe du Gouvernement sollicite, conformément à l'article 116, alinéa 1er de la Constitution, la convocation d'une session extraordinaire afin d'examiner une série de matières jugées urgentes. Elle y précise que les membres du Gouvernement concernés sont disposés à fournir toutes les explications nécessaires aux élus nationaux.
Cette demande a été complétée par un addendum du 24 juin 2026, transmettant le tableau détaillé des matières concernées par le projet de loi portant habilitation du Gouvernement ainsi que les autres textes à examiner.
S'appuyant sur ces deux correspondances et au regard de l'urgence des dossiers soumis, le Président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a signé la décision n°007 du 25 juin 2026 convoquant officiellement l'Assemblée nationale en session extraordinaire à compter du vendredi 26 juin 2026.
Au total, vingt-cinq matières figurent à l'ordre du jour de cette session. Elles couvrent des secteurs stratégiques pour le pays, notamment le projet de loi de finances rectificative pour l'exercice 2026, le projet relatif aux marchés publics, la réforme de la sous-traitance dans le secteur privé, le contenu local, la programmation militaire 2026-2030, le projet Grand Inga, le financement du programme présidentiel « Défi Jeunes Congolais », la révision du régime des zones économiques spéciales, ainsi que plusieurs accords de prêts et de coopération internationale portant sur les infrastructures, la santé, l'éducation, le développement rural et les investissements.
L'ordre du jour comprend également des projets de loi autorisant la ratification de plusieurs accords internationaux conclus avec différents partenaires, notamment la Turquie, les Émirats arabes unis, la BADEA et plusieurs institutions financières internationales, sans oublier le projet de loi portant prorogation de l'état de siège, le statut des anciens combattants et le projet de loi portant habilitation du Gouvernement.
Rédaction