L'Alliance des Patriotes et Démocrates Musulmans (APDM), formation politique proche de Moussa Mondo, s'est prononcée sur le processus de dialogue national en République Démocratique du Congo, en rejetant les conditions avancées par l'ancien président Congolais Joseph Kabila pour sa participation aux discussions.
Dans sa déclaration, l'APDM insiste sur le fait que le dialogue ne peut servir de cadre à une quelconque réhabilitation des groupes armés ou des auteurs présumés de détournements de fonds publics.
« Le dialogue n'est pas un blanchiment pour les rebelles et les détourneurs », a laissé entendre la déclaration.
Le parti affirme également son opposition à toute condition préalable susceptible de compromettre le processus et estime que les discussions doivent rester exclusivement entre Congolais.
« Ça sera un dialogue 100 % Congolais, sans l'ingérence étrangère, pour la reconstruction et l'unité nationale », a rappellé l’APDM dans sa déclaration.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les consultations en vue d'un dialogue national suscitent de nombreuses réactions au sein de la classe politique Congolaise. Alors que plusieurs acteurs appellent à un processus inclusif pour répondre aux défis sécuritaires et politiques que traverse le pays, les modalités de participation ainsi que le rôle de certains protagonistes continuent d'alimenter le débat.
À travers cette déclaration, l'APDM réaffirme son attachement à un dialogue centré sur les intérêts nationaux, qu'elle présente comme un instrument de consolidation de la cohésion nationale et de reconstruction de la République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki