La République Démocratique du Congo (RDC) souhaite renforcer sa coopération avec l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en l’adaptant davantage aux réalités et aux priorités du pays. La ministre d’État aux Affaires étrangères, à la Coopération internationale, à la Francophonie et à la Diaspora Congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a notamment plaidé pour une coopération fondée sur l’investissement, l’innovation et le développement de projets bancables.
La Cheffe de la diplomatie Congolaise s’est exprimée lundi 28 septembre 2026, à Rome, lors d’un entretien avec le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, dans le cadre de sa mission officielle en Italie.
Considérant la RDC comme un pays prioritaire, le directeur général de la FAO a réaffirmé la disponibilité de l’organisation à renforcer son soutien au pays. Les échanges ont notamment permis d’identifier deux axes prioritaires : la digitalisation et la transformation des secteurs productifs.
Thérèse Kayikwamba Wagner a également plaidé pour une augmentation de l’enveloppe consacrée à la RDC dans le cadre de programmation pays (CPP). Elle a mis en avant le potentiel du pays ainsi que le rôle de ses forêts dans la lutte contre les changements climatiques, tout en relevant la baisse des financements consacrés au secteur forestier.
La ministre d’État a par ailleurs souhaité une présence accrue des Congolais au sein de la FAO. Elle a remercié le directeur général pour la confirmation de l’ancien représentant adjoint au poste de représentant de la FAO en RDC.
Les deux parties ont également évoqué la prochaine signature du Cadre de programmation pays, conduite sous le leadership du ministère des Affaires étrangères. Ce nouveau cadre s’articulera autour de quatre domaines : la gouvernance des secteurs agricoles et environnementaux ; les chaînes de valeur et la diversification économique ; la gestion durable de l’environnement et la résilience agroalimentaire ; ainsi que le renforcement des moyens d’existence des populations vulnérables.
À travers ces orientations, Kinshasa entend ainsi faire évoluer sa coopération avec la FAO vers des mécanismes davantage axés sur la transformation des secteurs productifs, l’investissement et la résilience des populations.
Gloire Malumba