« La souveraineté de la RDC n'est pas négociable. Notre Nation traverse une épreuve d'une exceptionnelle gravité. Les menaces contre notre souveraineté, notre intégrité territoriale et la sécurité de nos populations exigent une prise de conscience nationale et une mobilisation à la hauteur des enjeux ».
Propos de Joe Dumbi Kabangu Conseiller Spécial du Président de la République chargé des Ressources Extérieures et du Suivi des Projets, quelques jours aprèsla sortie du mouvementpolitico-militaire du Front pour la Refondation de la Nation, initié par l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila.
Selon lui, l'émergence du Front pour la refondation de la nation (FRN), qui intègre l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon les rapports des experts des Nations unies, soulève de graves préoccupations quant à la sécurité et à l'avenir de notre pays. La souveraineté nationale ne saurait être compromise par aucune entreprise de déstabilisation. Les responsabilités doivent être établies et les auteurs d'actes répréhensibles sanctionnés conformément à la loi.
A l’en croire, la RDC ne peut indéfiniment subir des guerres répétées, des prédations organisées et des entreprises de déstabilisation qui hypothèquent son avenir et sacrifient des générations entières. Face à cette menace, aucune faiblesse institutionnelle, aucune hésitation stratégique ni aucune complaisance ne sauraient prévaloir. L'intégrité territoriale de notre pays doit être défendue avec détermination.
« Nos FARDC et nos services de sécurité doivent disposer des moyens, de l'organisation et du commandement nécessaires à l'accomplissement de leur mission constitutionnelle. Leur action doit être résolue, coordonnée et conduite dans le respect du droit, avec pour priorité la protection des populations et la neutralisation durable des menaces armées. Cette guerre doit être la dernière. Cela exige une transformation profonde de notre capacité nationale de défense », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « À situation exceptionnelle doivent correspondre des mesures adaptées, prises dans le respect de la Constitution et des lois de la République. Le Gouvernement doit tirer toutes les conséquences de la situation sur les plans sécuritaire, diplomatique, politique et institutionnel ».
Pour lui, il ne suffit plus de répondre aux crises successives. Le Congolais ne doit pas s’attaquer à ses causes structurelles, renforcer ses institutions et bâtir une capacité nationale de dissuasion crédible et durable. La paix exige la sécurité. La souveraineté exige une capacité de défense. L'indépendance exige un État fort, organisé et responsable.
« Notre pays a trop souffert. Notre peuple a trop enduré. Trop de vies ont été sacrifiées, trop de familles déplacées et trop de richesses détournées de leur vocation : contribuer au développement et à la prospérité des Congolais. L'heure est à la responsabilité historique. Nous devons empêcher que les générations futures héritent des mêmes tragédies », a-t-il poursuivi.
Le conseiller indique que, ceux qui ont défendu avec insistance la participation de l'ancien Chef de l'État au dialogue national doivent aujourd'hui clarifier leur position face aux menaces qui pèsent sur notre pays.
Rédaction