Devant les parlementaires de l'Union sacrée de la nation (USN) samedi 24 octobre, le chef de l'État Félix Tshisekedi a brisé toute retenue diplomatique pour pilonner son prédécesseur, Joseph Kabila.
Alors que la tension politique atteint son paroxysme avec l'officialisation du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), cette sortie marque une rupture définitive et fait l'effet d'une onde de choc.
« Un peureux » : Le coup de massue psychologique
Face aux députés nationaux et sénateurs de sa majorité, Félix Tshisekedi n'a pas hésité à s'attaquer directement à l'homme derrière le politique, ciblant la psychologie de l'ancien chef de l'État avec des mots d'une sévérité rare : « Pour le peu que j'ai eu à le pratiquer, je peux vous assurer que Joseph Kabila est un peureux. Et là, il doit se demander s'il a fait un bon choix ».
En qualifiant publiquement celui avec qui il a dirigé le pays un moment, au sein de la coalition FCC-CACH de « peureux », le président sort des codes habituels de la diplomatie d'État pour porter un coup direct à la stature d'autorité que Kabila a incarnée pendant près de deux décennies.
Au-delà de la joute verbale, Félix Tshisekedi place l'enjeu sur le terrain de la haute trahison nationale.
En faisant le lien direct avec l'agression et la crise sécuritaire sanglante qui ravagent l'Est de la République Démocratique du Congo, le chef de l'État enfonce le clou : « Retourner les armes contre son propre pays prouve qu'on ne l'a jamais aimé ».
Selon Félix Tshisekedi, la sortie de réserve de Joseph Kabila et le positionnement du FRN ne seraient pas le fruit d'une initiative souveraine, mais la conséquence d'une pression extérieure visant à marionnetter l'opposition : donner une façade congolaise à une agression étrangère.
Rédaction