La République démocratique du Congo (RDC) a obtenu une révision de la périodicité de l’Examen de sa politique commerciale à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), désormais ramenée de sept à quatre ans, à l’issue de son troisième examen clôturé vendredi 30 octobre 2026 à Genève, en Suisse.
Présentée par Kinshasa, cette proposition vise à renforcer le suivi des réformes commerciales et à permettre aux États membres de mieux s’adapter aux évolutions du commerce international.
Conduite par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, la délégation congolaise a notamment présenté les réformes engagées depuis le précédent examen de 2016. Celles-ci portent entre autres sur la dématérialisation des procédures commerciales, le lancement du Régime commercial simplifié (RECOS) et du Portail d’information commerciale (PIC), la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC ainsi que l’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
À l’issue des travaux, Julien Paluku s’est félicité de l’intérêt manifesté par les membres de l’organisation, matérialisé notamment par les 189 questions adressées à la RDC au cours de cet examen. Il a estimé que cet exercice constitue un instrument de gouvernance et de transparence, susceptible de renforcer la confiance des investisseurs internationaux.
Le ministre a également appelé les autres membres du gouvernement à s’approprier les recommandations formulées durant les travaux, soulignant que les défis relevés concernent plusieurs secteurs de l’action publique et nécessitent une réponse interministérielle.
« Nous avons formulé une unique recommandation en disant : étant donné que nous, les pays africains, nous avons beaucoup de défis à relever, il faut que ce genre d’examen se passe tous les quatre ans au lieu de sept ans », a déclaré Julien Paluku, saluant l’acceptation de cette proposition par les membres de l’OMC.
La RDC a, par ailleurs, obtenu un accompagnement technique de l’organisation, qui s’est engagée à mobiliser les partenaires et donateurs internationaux pour soutenir la mise en œuvre de sa politique commerciale. L’Union européenne, les États-Unis et l’Union africaine ont également encouragé les efforts du pays en matière de modernisation de son environnement commercial.
Pour Kinshasa, ce troisième examen constitue ainsi une occasion de consolider les réformes engagées, d'améliorer l'attractivité du pays pour les investissements étrangers et de mieux valoriser son potentiel commercial sur les marchés régionaux et internationaux.
Pachecco Kavundama