La coopération sanitaire entre la République Démocratique du Congo et l'Ouganda se renforce face à l'épidémie d'Ebola qui touche la province de l'Ituri. En mission officielle à Bunia, le ministre Ougandais de la Santé, le Dr Chris Baryomunsi, accompagné d'une délégation d'experts, a tenu une séance de travail ce mardi 07 juillet avec le Gouverneur militaire de l'Ituri afin d'évaluer les mécanismes de la riposte transfrontalière.
À l'issue des échanges, le ministre Ougandais a indiqué que son pays est engagé dans la mise en œuvre du mémorandum de coopération récemment signé à Aru entre les deux États. Ce cadre de collaboration vise à renforcer la coordination des interventions sanitaires le long de la frontière commune, notamment en matière de surveillance épidémiologique, de partage d'informations et de prise en charge des cas.
« Le travail est mené conjointement entre les deux pays pour parvenir à maîtriser cette épidémie », a déclaré le responsable Ougandais, soulignant que la lutte contre Ebola exige une réponse coordonnée face aux mouvements transfrontaliers des populations.
Interrogé sur une éventuelle réouverture complète du trafic frontalier, le Dr Chris Baryomunsi a expliqué que cette question fait toujours l'objet d'une planification entre les autorités des deux pays. Selon lui, la priorité demeure la maîtrise de la maladie avant un retour à la libre circulation habituelle.
« Nous devons d'abord contenir cette maladie, qui est bien réelle. Ensuite, le mouvement normal des personnes pourra reprendre », a-t-il insisté.
En attendant, un régime de circulation sélective reste en vigueur aux postes frontaliers. Celui-ci autorise notamment le passage des marchandises, des équipes engagées dans les opérations de riposte ainsi que des acteurs humanitaires, afin de maintenir les échanges essentiels sans compromettre les efforts de contrôle de l'épidémie.
Cette visite s'inscrit dans le renforcement de la coopération sanitaire entre Kinshasa et Kampala, alors que les deux pays cherchent à empêcher la propagation transfrontalière du virus Ebola et à harmoniser leurs stratégies de riposte dans les zones frontalières les plus exposées.
Joël Heri Budjo