La jeunesse de la chefferie de Bwito a, dans un communiqué daté du 15 février, informé l'opinion internationale, Nationale, Provinciale que locale, de l'organisation d'une marche Pacifique pour demander le retrait de la MONUSCO de cette partie du territoire de Rutshuru.
Selon le communiqué de cette couche juvénile, cette marche pacifique est programmée pour le samedi 17 février 2024 en chefferie de Bwito. Cela, malgré les assurances faites par le Vice-Premier Ministre et Ministre Congolais de la défense, Jean-Pierre Bemba, interdisant des attaques ciblants la MONUSCO, qui avait dit soutenir les FARDC pour défaire le M23.
"Depuis plus de vingt (20) ans de tolérance sur la présence de cette Mission onusienne en RDC, et en particulier dans la chefferie de Bwito/Rutshuru, impuissante et sans résultats liés à sa Mission, le CLJ-Bwito se déclare fatigué", souligne ladite jeunesse.
Cette jeunesse pense par ailleurs que la MONUSCO est dans une complicité avérée dans les combats du M23 dans la chefferie de Bwisha, qui ont conduit à la chute de Bunagana et aller jusqu'à conquérir tous les espaces que cette rebellion occupe presentement. Elle dénonce également le silence de la communauté internationale et la protection des rebelles du M23 dans les abus commis à Tongo, Kitchanga, Mweso et Katsiru.
Pour cette jeunesse, la présence de la MUNUSCO dans leur contrée est perçue comme une menace à l'égard non seulement de la jeunesse Congolaise, mais aussi de toute la population de la RDC.
"Les attaques criminelles sur Kitchanga, Mweso, Katsiru- JTN, Kishishe, Bambo et la souffrance des personnes déplacées vivant dans les agglomérations/villages de Bwito voire dans les zones occupées par les agresseurs M23/RDF, sans réaction aucune ni de la part des contingents des Nations Unies sur place à JTN-Katsiru, Tongo et Rwindi constituent un dernier signe, d'inefficacité et de nullité de cette mission sur le sol de Bwito, en territoire de Rutshuru, dans l'Est du pays", estime la jeunesse de Bwito.
La jeunesse de Bwito réclame la fermeture endéans 24 heures à dater du 17 février 2024, de la base de MONUSCO à Kihondo et celle de Rwindi à partir du 26 février 2024. À l'expiration de leur moratoire sans un résultat favorable, ces jeunes annoncent l'entame des actions de grande envergure dans lesquelles ils appellent les autorités locales à adhérer à leur démarche.
"Les autorités Militaires, Policières, Civiles, Coutumières sont priées d'emboiter le pas pendant et après cette ferme décision, jusqu'à la fermeture et le retrait définitif de la MONUSCO en chefferie de Bwito", peut-on lire dans ledit communiqué.
Diddy MASTAKI, Goma