En province de l'Ituri, au Sud de la ville de Bunia, le bilan annuel est « largement négatif » sur le plan sécuritaire dans la chefferie des Walese-Vonkutu, en territoire d'Irumu.
D'après Sonia Malangay, secrétaire exécutif de la société civile de cette entité coutumière, plusieurs centaines de civils ont été tués, au côté d'une trentaine d'autres portés disparus avec de nombreuses maisons parties en fumée au cours de l'année dernière.
"Depuis le mois de janvier jusqu'au 31 décembre il y a au moins plus de centaines de nos civils tués, d'autres portés disparus, des maisons incendiées, c'est ce que nous avons enregistré au courant de l'année 2023 dans des carnages et massacre en Ituri », a-t-il affirmé.
Pour lui, les auteurs de ces actes de violence sont principalement les présumés rebelles Ougandais ADF, qui œuvrent aux côtés de certains groupes armés locaux. Ce cadre des forces vives en appelle à la mise en place de nouveaux mécanismes afin d'éradiquer complètement le phénomène ADF dans cette partie de l'Ituri.
Plus d'une population n'accèdent pas aux champs suite aux menaces terroristes. La paix n'y est toujours pas rétablie dans cette partie Sud-Ouest du territoire d'Irumu, malgré les opérations militaires conjointe FARDC-UPDF qui sont menées dans la région.
La société civile locale espère au nouveau gouvernement pour la restauration d'une paix dans cette partie de la province de l'Ituri. Depuis 2019, la population de la chefferie des Walese-Vonkutu avait quitté leurs entités suite notamment à l'activisme des terroristes ADF dans la région.
Joël Heri Budjo