Plus qu’un mandat d’une administration civile, l’état de siège fait paler de ses réalisations dans la province de l’Ituri, deux (02) ans et huit (08) mois après son instauration par le chef de l’Etat Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Emballés dans la politique, les demandeurs de la levée de cette mesure exceptionnelle n’en disent plus et se familiarisent de plus en plus avec les autorités militaires placées en tête de la province.
Avec une évolution sur le plan sécuritaire dans la province de l’Ituri, plusieurs de grandes agglomérations hostiles de la province sont passées sous contrôle des forces armées de la République Démocratique Du Congo. Nonobstant des cas isolés qui s’enregistrent dans les territoires d’Irumu et Mambasa où les violences terroristes continuent dans les chefferies de Walese-Vonkutu, Babila-Babombi et Bakwanza.
Dans la région de Boga, Tchabi, Irumu, Komanda et d’autres entités de ce territoire, à Djugu, Bambou, Kobou, voire certaines localités du Nord de la ville de Bunia, des populations ont regagné leurs entités, un retour facilité par l’appui logistique du gouvernement provincial.
En territoire de Djugu, un calme précaire règne, on note une baisse de criminalité de masse au-delà des crises alimentaires qui frappe des éléments armés du groupe CODECO qui de fois brise la quiétude de la population.
Le développement de la province de l’Ituri est visiblement lancé à cette période de l’état de siège. Une tache bien exécutée par le Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama, des réalisations qui font parler Felix-Antoine Tshisekedi dans la province de l’Ituri.
En plus de deux ans, une dizaine de kilomètres des routes ont été asphaltés en ville de Bunia, la réhabilitation et l'ouverture de certains axes routiers à l’intérieur de la province, des travaux exécutés sous financement de l’administration militaire et/ou appuyés par le gouvernement central.
Sans fraude ni magouille, trente-et-un (31) ouvrages ont été réceptionnés dans le cadre du programme de développement de 145 territoires, dont vingt-et-une (21) écoles, dix (10) centres de santés dans les territoires d’Irumu et Mambasa, a affirmé le lieutenant Jules Ngongo dans une exclusivité à congorassure.cd.
Si l’homme Iturien doit changer, c’est entre-autres développer le sens civique, l’acceptation communautaire, gestion de la chose publique plus loin que ça, approcher les autorités pour faire la province une priorité collective.
L’effort militaire consenti, c’est aussi respecter les éléments de l’ordre qui périssent au sacrifice suprême, accompagner et encourager l’engagement militaire en cas de faiblesse et/ ou force. Une période, une leçon où les civils doivent tirer profit de la gestion militaire à la tête de la province.
Joël Heri Budjo