La cité de Mweso, en territoire de Masisi commence à se vider de sa population, à un jour du drame tragique ayant causé la mort à dix-neuf (19) personnes et blessés vingt-sept (27) autres, selon des sources officielles, lors de l'explosion de bombes qui seraient larguées par les rebelles du M23.
Les habitants de cette cité l'abandonnent depuis le matin de ce vendredi 28 janvier 2024. Certains d'entre eux prennent la direction de Bweru, Kivuye, Katsiru, Nyanzale et Kashuga, des zones sous contrôle des FARDC et les Wazalendo. D'autres par contre, se réfugient dans l'enceinte de l'hôpital général de référence de Mweso, un endroit protégé par le droit international humanitaire (DIH), où les blessés de ce drame sont pris en charge.
Des sources sur place à Mweso renseignent que certains combattants de la rebellion du M23 trouvent refuge dans des maisons d'habitation des civils au niveau de Nyenyeri, avec l'objectif de tendre des embuscades aux jeunes résistants patriotes qui prétendent prendre le contrôle entier de la cité de Mweso.
Ce qui est perçu par des analystes indépendants comme une guerre asymétrique à l'instar de ce qui se passe dans le territoire de Beni avec l'activisme des terroristes islamistes de l'Allied Democratic Forces (ADF).
Diddy MASTAKI, Goma