Le bureau de la coordination provinciale de la société civile forces vives dresse un bilan sombre de la situation sécuritaire dans la province de l'Ituri, dans l'Est de la république démocratique du Congo.
D'après son rapport du 12 février 2024, près de soixante-sept (67) civils ont été tués par les groupes armés locaux et étrangers depuis le début de l'année 2024, des civils tués dans les territoire de Djugu, Mahagi, Irumu et Mambasa.
C'est qui choque la coordination provinciale de la société civile forces vives de l'Ituri, c'est de voir des groupes armés locaux signataires d'actes d'engagement apparaître dans les exactions contre les civils. Plusieurs autres personnes kidnappées, affirme l'ingénieur Dieudonné Lossa.
" La situation dans la province n'aspire pas totalement la confiance à la population en dépit de multiples efforts des services de sécurité ", estime le coordonnateur de la société civile de l'Ituri Dieudonné Lossa.
"A nos jours, tous les groupes armés de I'lturi ont signé l'acte d'engagement de cessation des hostilités. A nous de rappeler aux groupes armés qu'ils ont pris le chemin de non-retour, qu'ils avancent jusqu'au bout du processus ", ajoute Dieudonné Lossa avec une mention spéciale aux forces étrangères qui opèrent sur le sol Congolais dont les ADF devenus hostiles dans les territoires d'Irumu et de Mambasa.
La coordination provinciale de la société civile forces vives de l'Ituri demande au président de la République, chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi de mettre les moyens nécessaires au P-DDRCS en vue de prendre en charge les ex-miliciens de l'Ituri et accélérer la réintégration de ces derniers dans la communauté, avant d'appeler les groupes armés et d'autodéfense au respect scrupuleux de l'engagement pour restaurer la paix en province de l'Ituri.
Heri Budjo Joël