La province du Nord-Kivu, sous l’état de siège depuis 2021, continue d’enregistrer des attaques terroristes des ADF (Allied Democratic Forces). Les groupes de pression et mouvements citoyens dénoncent « l’insouciance et la faiblesse » du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC).
La synergie de ces groupes sociaux s’est réunie dimanche 16 novembre, en ville de Butembo, au Centre de Lecture et Animation Culturelle. Elle constate une « méfiance du pouvoir de Kinshasa » face aux atrocités des ADF contre les populations en territoires de Beni et Lubero.
« On se demande si, parce que cela ne joue pas sur son intérêt », déplorent de ces groupes.
La synergie note également une « léthargie » au niveau de la Présidence de la RDC, se traduisant le « manque de volonté ».
« Le Président de la République, à son avènement au pouvoir en 2019, avait dit qu’il se sentira Président de la République lorsqu’il y aura la sécurité dans l’Est. Depuis cette date, on continue de tuer alors qu’on a vu se déployer par-ici et par-là parce qu’il y a l’AFC/M23 qui menace son pouvoir », désapprouve-t-elle.
Cette indignation des groupes de pression et mouvements citoyens tombe au lendemain de la tuerie de près de 30 personnes, dont des malades dans une structure sanitaire dans la localité de Biambwa, en territoire de Lubero.
Cependant, la société civile appelle le gouvernement central à renforcer l'armée Congolaise pour la traque des ADF et aux élus, de plaider la cause du territoire de Lubero.
Martin Leku