Les violences attribuées aux rebelles de l’ADF continuent de décimer les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon un rapport publié par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), au moins 1 071 civils ont été tués dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri entre janvier et juin 2025.
Ce bilan, particulièrement alarmant, met en lumière la recrudescence des attaques ciblant les villages, les axes routiers et les zones agricoles, où les ADF multiplient embuscades, massacres et enlèvements. Les observateurs soulignent que ces violences touchent principalement les territoires de Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri), considérés comme les épicentres de l’insécurité persistante.
Le rapport indique également une hausse des actes de torture, de déplacements forcés et de destructions de biens civils, aggravant la détresse humanitaire dans les zones affectées. Des milliers de familles ont dû fuir leurs villages, laissant derrière elles maisons, récoltes et moyens de subsistance.
Malgré les opérations militaires conjointes menées par les FARDC et leurs partenaires régionaux, la capacité de nuisance des ADF reste intacte, alimentée par leur mobilité dans les zones forestières et leur fragmentation en petites cellules opérationnelles.
Face à cette situation, plusieurs organisations humanitaires appellent l’État à renforcer la protection des civils, à améliorer la coordination militaire et à mettre en place une stratégie plus efficace pour contrer l’expansion des groupes armés.
Le BCNUDH exhorte, de son côté, les autorités congolaises à traduire en justice les auteurs de ces violations graves, rappelant que l’impunité demeure l’un des principaux moteurs de la persistance des violences dans l’Est du pays.
Diddy MASTAKI