Dix-sept (17) corps sans vie découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, cellule Mongalyema, groupement Andifele, chefferie des Walese-Karo, dans le territoire de Mambasa, n’ont toujours pas été inhumés, une situation que dénonce l’ONGDH « Protection Plus ».
Selon l’organisation de défense des droits humains, ces victimes auraient été tuées dans des circonstances liées aux incursions attribuées aux rebelles des ADF dans cette zone de la province de l’Ituri. Plusieurs jours après la découverte macabre, les dépouilles restent sans sépulture, ce que l’ONG qualifie de grave atteinte à la dignité humaine.
Dans une déclaration rendue publique, « Protection Plus » exprime sa profonde indignation face à ce retard prolongé. Elle estime que cette situation aggrave la souffrance des familles endeuillées et de la communauté locale déjà durement éprouvée par l’insécurité.
« Cette situation constitue une grave atteinte à la dignité humaine et traduit l’ampleur de la crise sécuritaire et humanitaire que traverse la région », a déclaré John Vuleveryo Musombolwa, signataire du communiqué.
L’ONG rappelle que toute personne décédée, quelles que soient les circonstances, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée conformément aux principes fondamentaux des droits humains.
Face à cette situation, « Protection Plus » condamne le retard dans l’organisation des funérailles et exige des autorités compétentes une intervention urgente pour procéder à l’enterrement des victimes dans des conditions appropriées.
Elle appelle également à la sécurisation immédiate du site de Kidini afin d’éviter toute dégradation supplémentaire et de permettre une prise en charge digne des corps.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans le territoire de Mambasa, l’ONG plaide enfin pour un renforcement des dispositifs sécuritaires afin de protéger les populations civiles.
Pour « Protection Plus », le respect des morts demeure un devoir fondamental, et l’absence d’inhumation constitue une blessure profonde pour la dignité humaine et la mémoire collective.
Joël Heri Budjo