La ville de Goma demeure confrontée à une série d'actes de violence qui continuent d'alimenter l'inquiétude des habitants. Meurtres, disparitions inexpliquées et violations des droits humains sont régulièrement signalés, poussant les organisations citoyennes à multiplier les appels en faveur d'une meilleure protection de la population.
Dans une déclaration rendue publique ce 1er juillet 2026, le Conseil communal de la jeunesse de Goma a dénoncé ce qu'il qualifie de nouvelle tragédie ayant coûté la vie à un jeune habitant de la ville. Par la voix de son président, Jules Ngeleza, également défenseur des droits humains, la structure affirme que Volonté Wema, résident du quartier Himbi, a été retrouvé mort à Mugunga après avoir été porté disparu pendant plusieurs jours.
Selon les informations recueillies par cette organisation, la victime présentait une blessure par balle à la tête.
Pour le Conseil communal de la jeunesse, cette découverte vient s'ajouter à une longue liste d'actes criminels qui continuent d'être enregistrés dans la ville.
Au cours de son intervention, Jules Ngeleza a également évoqué l'interpellation de deux agents d'une société de gardiennage, Amani Frédéric et Kazungu, entendus dans le cadre des investigations ouvertes après la découverte du corps d'une femme sur l'avenue Polyclinique 2, dans le quartier Kyeshero, le 29 juin dernier.
Selon lui, ces arrestations risquent d'écarter les enquêtes des véritables responsabilités. Il estime que les auteurs des violences qui frappent régulièrement Goma sont connus et appelle à des investigations indépendantes afin que les responsabilités soient établies dans le respect de la vérité.
Le président du Conseil communal de la jeunesse affirme que la population continue de vivre dans un climat marqué par la peur et l'incertitude. Il regrette que de nombreuses familles soient confrontées aux conséquences de cette insécurité grandissante et insiste sur la nécessité de renforcer la protection des civils.
Face à cette situation, la structure demande au Gouvernement de la République Démocratique du Congo d'intensifier les efforts en vue de restaurer pleinement l'autorité de l'État dans la ville de Goma.
Elle appelle également la MONUSCO ainsi que les organisations internationales de défense des droits humains à renforcer leurs mécanismes de protection des populations civiles et à documenter les violations signalées afin que leurs auteurs répondent de leurs actes.
Pour le Conseil communal de la Jeunesse, seule une mobilisation concertée des autorités nationales et de la communauté internationale permettra de mettre un terme aux violences qui continuent d'affecter les habitants de Goma.
Rédaction