La coordination de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) en chefferie des Babila-Babombi appelle à la réouverture urgente du passage sur la rivière Ituri, resté fermé depuis plusieurs mois, avec de lourdes conséquences humanitaires pour les populations locales.
Selon Peresi Mamboro, coordonnateur local de la NSCC, cette fermeture qui dure depuis cinq à six mois a gravement affecté les conditions de vie des habitants, notamment dans les localités de Lwemba et Biakato.
« La population fait face à une situation de famine inquiétante, conséquence directe de l’isolement de cette zone », a-t-il déclaré, soulignant les difficultés d’approvisionnement en produits de première nécessité.
Le passage sur la rivière Ituri constitue un point stratégique reliant les entités des Babila-Babombi et Babila-Bakwanza, toutes situées dans le territoire de Mambasa. Sa fermeture prolongée a entraîné un ralentissement, voire un arrêt, des activités économiques entre ces deux zones.
Les échanges commerciaux, essentiels à la survie des communautés locales, sont fortement perturbés, aggravant la vulnérabilité des populations déjà affectées par l’insécurité.
Pour permettre une réouverture sécurisée de cet axe, la NSCC propose l’installation de positions militaires dans plusieurs zones jugées stratégiques, notamment Sitarudi, Letakredi et Mekanya.
D’après Peresi Mamboro, cette mesure pourrait « garantir la sécurité totale de la population » et favoriser la reprise des mouvements des personnes et des biens dans cette partie de la chefferie des Babila-Bakwanza.
La société civile exhorte ainsi les autorités militaires et administratives à prendre des mesures urgentes pour répondre à cette crise humanitaire et sécuritaire.
Elle insiste sur la nécessité de concilier sécurité et accès humanitaire, afin de soulager les populations affectées et relancer les activités socio-économiques dans la région.
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans le territoire de Mambasa, la situation des populations enclavées comme celles de Lwemba et Biakato illustre les défis majeurs auxquels font face les communautés rurales en Ituri.
La réouverture du passage sur la rivière Ituri apparaît désormais comme une priorité pour éviter une aggravation de la crise alimentaire dans cette partie de la province.
Joël Heri Budjo