Après les hausses vertigineuses des prix de carburant au Nord-Kivu, le gouvernement Congolais a rendu publique la nouvelle structure des prix des carburants terrestres applicable à partir du 05 mai 2026 dans la zone d’approvisionnement Est. Ce réajustement, qui prend en compte les paramètres logistiques, fiscaux et commerciaux, fixe les prix à la pompe à 4 205 Francs Congolais pour l’essence, 5 000 CDF pour le pétrole et 5 395 CDF pour le gasoil.
Selon le document officiel, ces tarifs résultent d’une combinaison de facteurs incluant le prix moyen frontière commercial (PMFC), les charges logistiques, les marges des sociétés commerciales ainsi que les différentes taxes et parafiscalités appliquées sur les produits pétroliers.
Dans le détail, les frais des sociétés logistiques sont arrêtés à 154 100 CDF par mètre cube pour les trois produits, tandis que les frais des sociétés commerciales s’élèvent respectivement à 466 058,26 CDF pour l’essence, 564 854,34 CDF pour le pétrole et 539 312,91 CDF pour le gasoil. À cela s’ajoutent des charges parafiscales importantes, notamment les contributions au Fonds national d’entretien routier (FONER), les coûts liés au stockage stratégique et les interventions économiques.
La structure met également en évidence le poids de la fiscalité. Le total des taxes fiscales atteint 200 364,85 CDF pour l’essence, 587 469,51 CDF pour le pétrole et 485 810,96 CDF pour le gasoil, auxquels s’ajoutent d’autres prélèvements, portant la fiscalité globale à des niveaux significatifs dans la formation du prix final.
Exprimés en dollar Américain, les prix à la pompe s’établissent à 1,83 USD le litre pour l’essence, 2,17 USD pour le pétrole et 2,35 USD pour le gasoil, sur base d’un taux de change fixé à 2 300 CDF pour un dollar.
Cette nouvelle grille tarifaire intervient dans un contexte de volatilité des marchés internationaux des hydrocarbures et de contraintes logistiques dans la partie Est du pays, où l’approvisionnement reste fortement dépendant des corridors régionaux.
Pour les consommateurs comme pour les opérateurs économiques, ces prix devraient avoir un impact direct sur le coût du transport et, par ricochet, sur les prix des biens de première nécessité. Les autorités justifient néanmoins cette structuration par la nécessité de garantir la disponibilité des produits pétroliers tout en couvrant les coûts opérationnels du secteur.
Diddy Mastaki