Le président du parti Envol, Delly Sesanga, a réaffirmé son soutien à l'organisation d'un dialogue national inclusif, estimant que la réussite d'un tel processus dépendra avant tout de la participation de toutes les parties prenantes de la crise Congolaise, y compris les acteurs engagés dans le conflit armé.
Intervenant lundi 21 juillet lors d'un échange sur le réseau social X (Anciennement Twitter), l'opposant a insisté sur le caractère indispensable de l'inclusivité.
« L'inclusivité est une condition pour atteindre les objectifs du dialogue », a déclaré Delly Sesanga.
Selon lui, le dialogue ne saurait se limiter aux seuls acteurs politiques traditionnels, mais devrait réunir l'ensemble des composantes concernées par la crise.
« L'inclusivité doit amener autour de la table toutes les parties prenantes congolaises. Y compris ceux qui ont pris les armes, parce que sans doute qu'ils ont des raisons pour lesquelles ils ont pris les armes. Ils doivent nous expliquer », a-t-il ajouté.
Delly Sesanga a cité nommément plusieurs personnalités et groupes qu'il estime devoir participer aux discussions.
« Je suis très clair. Autour du dialogue, toutes les parties prenantes doivent être là : Joseph Kabila, Nangaa, l'AFC/M23 et tous les autres. Les politiques, la société civile, tout le monde devrait se retrouver pour traiter des problèmes du pays », précise-a-t-il.
Pour le leader d'Envol, il serait difficile d'envisager une solution durable au conflit sans associer ceux qui en sont directement impliqués.
« Comment voudriez-vous traiter la question de la guerre si vous ne la discutez pas avec ceux qui la font ? », s'est-il interrogé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par l'annonce récente du président Félix Tshisekedi d'engager un dialogue national inclusif, dont la facilitation a été confiée à la CENCO et à l'ECC. Les modalités de ce processus, notamment la composition des participants, demeurent toutefois à préciser.
Les propos de Delly Sesanga relancent ainsi le débat sur le périmètre du futur dialogue et sur la participation éventuelle des groupes armés et des acteurs politiques visés par des procédures judiciaires ou impliqués dans les crises sécuritaires de l'est de la République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki